TRILBARDOU (Seine et Marne)
Projet d'ombrières agrivoltaïques de la SCA DE LA CONGE
TRILBARDOU (Seine et Marne)
Projet d'ombrières agrivoltaïques de la SCA de la Conge
Actualité : PERMANCE PUBLIQUE LE 12 JUIN 2026 à 18h à la Mairie de Trilbardou
La Mairie de Trilbardou met ses locaux à disposition de l’équipe d’Electricité d’Azur et de la SCA de la CONGE afin de présenter à tous un projet de construction d’une centrale de production d’électricité renouvelable à Trilbardou. La permanence se tiendra dans la Salle Communale, rue de la Libération, de 18h à 20h. L’entrée est libre, et l’objectif de la réunion est de faire une première présentation du projet, et d’échanger sur celui-ci.
Présentation du projet : protéger les cultures et produire de l'électricité verte et locale à Trilbardou
Le projet agrivoltaïque de la SCEA DE LA CONGE s’implante sur la commune de Trilbardou pour un périmètre clôturé de 17.7 ha. Le projet d’ombrières agrivoltaïques vise au maintien et à l’optimisation de l’activité agricole en place (grandes cultures) – et à la production d’électricité renouvelable. agrivoltaïques d’environ 6.6 MWc. Le projet est porté par la SCA DE LA CONGE (réprésentée par Monsieur Etienne PROFFIT) avec l’appui d’Électricité d’Azur, développeur et producteur indépendant d’énergie solaire.
Éléments clés
Le projet s’inscrit dans le cadre réglementaire défini par la loi APER du 10 mars 2023 et son décret d’application du 8 avril 2024, qui encadrent strictement l’agrivoltaïsme et imposent que l’activité agricole reste principale et bénéficie d’un service démontré de l’installation
L’installation est portée par la SCA de la CONGE et projetée sur une emprise de 17.7 ha, et repose sur une technologie de trackers pilotables selon les besoins des cultures, permettant de réduire la fréquence et la gravité des épisodes de stress hydrique dans le contexte de changement climatique
La parcelle restera cultivée en grandes cultures par la SCA de la CONGE
Par ailleurs, les ombrières permettront de produite environ 8 GWh d’électricité verte et bon marché. Un circuit court d’électricité sera mis à l’étude afin de permettre aux habitants et entreprises locales de bénéficier de cette électricité à des conditions compétitives
Les retombées fiscales estimées pour la commune s’élèvent à environ 10 000 euros par an pendant les 20 premières années d’exploitation puis 16 000 euros par an ensuite
Projet agricole : apport d’une protection climatique à l’activité agricole en grandes cultures dans une parcelle sensible au réchauffement climatique
Production d’électricité verte et locale équivalente à la consommation annuelle hors chauffage électrique de 3 500 habitants
Projet agricole : apport d’une protection climatique à l’activité agricole en grandes cultures dans une parcelle sensible au réchauffement climatique
Production d’électricité verte et locale équivalente à la consommation annuelle hors chauffage électrique de 3500 habitants
Détails complémentaires
Pourquoi un projet photovoltaïque en Seine et Marne aujourd’hui
En 2025, près de 60 % de l’énergie finale consommée en France provient du pétrole, du gaz ou du charbon, pour une facture d’importation d’environ 60 milliards d’euros. La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3) fixe un objectif de 55 à 80 GW de photovoltaïque installé à l’horizon 2035, contre environ 30 GW fin 2025.
La loi APER du 10 mars 2023, complétée par le décret du 8 avril 2024 et l’arrêté de juillet 2024, encadre strictement le développement de l’agrivoltaïsme. Elle impose notamment que l’activité agricole reste principale, que l’installation apporte un service démontré à cette activité, et que son implantation soit réversible. Le projet agrivoltaïque de la SCA de la Conge est développé dans ce cadre.
Pourquoi cette parcelle ?
Le projet est implanté à l’Est du centre village de Trilbardou. Cette zone d’implantation a été retenue pour les raisons suivantes :
- Une vulnérabilité climatique croissante. L’étude pédologique conduite par PréciField a mis en évidence un potentiel agricole limité, notamment une réserve utile relativement faible. Sur cette zone, Climadiag (Météo-France) projette, à l’horizon 2050, sept jours supplémentaires de sol sec en moyenne chaque année. Dans le contexte pédoclimatique des parcelles, les ombrières agrivoltaïques permettront de limiter le stress hydriques des cultures, notamment pendant les années les plus sèches des 40 prochaines années ;
- Une compatibilité avec l’exploitation agricole. Le projet a anticipé les méthodes et l’organisation de la SCA DE LA CONGE pour la gestion des parcelles équipées d’ombrières agrivoltaïques en grandes cultures. Certains matériels plus légers que ceux utilisés aujourd’hui seront nécessaires, les budgets associés ont été anticipés ;
- Des enjeux de biodiversité limités : L’inventaire faune-flore conduit par le bureau d’études écologiques OGG confirme qu’il s’agit d’un milieu de grandes cultures conventionnelles, sans zonage de protection.
Les acteurs et études du projet
Sept intervenants externes ont contribué à la conception du projet :
- PréciField (Senlis) — étude pédologique ;
- O.G.G (Office de Génie Ecologique) (Saint-Maur-des-Fossés) — volet naturaliste de l’étude d’impact, inventaire sur quatre saisons ;
- IRIS CONSEIL (Saint-Quentin en Yvelines) — volet paysager, photomontages ;
- Héritage Agri — Etude Préalable Agricole
- ENEDIS — pré-étude de raccordement et analyse de faisabilité de l’autoconsommation collective.
L’ensemble de ces études est versé au dossier de permis de construire et seront rendues publiques.
Les engagements d’Électricité d’Azur
- Sur la durée de l’exploitation. L’activité agricole reste principale et constitue la condition de l’exploitation du projet. Un protocole de suivi annuel sera mis en place pour comparer la performance de la zone sous ombrières à celle de la zone témoin de 1 hectare. Un comité de projet annuel sera organisé et associera notamment l’exploitant agricole, Électricité d’Azur, un bureau d’études agricole indépendant, la DDT, et la commune, si celle-ci le souhaite.
- Sur la fin de vie de l’installation. Le démantèlement et la remise en état de la parcelle sont à la charge intégrale d’Électricité d’Azur. Les pieux battus, extractibles sans excavation lourde, sont retirés ; les panneaux sont remis à l’éco-organisme Soren, agréé pour le recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques. Une garantie bancaire, constituée avant la mise en service, sécurise le financement de ces opérations indépendamment de la situation de l’énergéticien au moment du démantèlement.
- Sur la transparence. Les études environnementales et paysagères ont été confiées à des bureaux indépendants mandatés par Électricité d’Azur, et seront versées au dossier public de permis de construire. Un registre de question-réponses, consultable en bas de page, permet à chacun d’interroger le porteur de projet et de lire les réponses publiées.
Quels sont les impacts du projet sur le paysage ?
Une étude paysagère approfondie a été menée afin d’identifier et de limiter au maximum l’impact du projet sur le paysage, notamment les entrées de village. Des échanges avec les Architectes Bâtiments de France alimentent la réflexion paysagère.
Le site est principalement visible depuis le plateau agricole environnant. Depuis le village de Trilbardou lui-même, la perception du projet sera largement atténuée grâce à la végétation existante, notamment le parc du château et les haies bocagères présentes aux abords du site.
Les mesures de conception seront mises en œuvre pour préserver le cadre de vie des habitants:
- Des zones de recul non aménagées, maintenues en cultures, seront préservées entre le projet et les entrées du village
- Des haies seront plantées pour fragmenter visuellement l’installation et l’intégrer harmonieusement dans le paysage
- Un soin particulier sera apporté à la préservation des vues vers les éléments patrimoniaux du village : l’Usine élévatoire, le Château et l’église Sainte-Geneviève
Quelles dates clés pour ce projet ?
Quel impact sur l’environnement ?
- Des haies et bosquets qui servent de refuge et de corridors pour certaines espèces
- La présence d’oiseaux, notamment dans les zones buissonnantes
- Des chauves-souris qui utilisent le site comme zone de chasse
- Aucune zone humide n’a été détectée sur les parcelles concernées par le projet
- L’avifaune (les oiseaux), notamment en période de reproduction et de migration (en adaptation les périodes de travaux). L’espace entre les tables photovoltaïques est suffisant pour permettre aux oiseaux nichant dans les champs de continuer à la faire pendant la période d’exploitation du projet.
- Le maintien des haies et corridors écologiques qui permettent aux espèces de se déplacer d’un milieu à l’autre.
Le projet entraîne-t-il une aggravation du ruissellement ?
Le fonctionnement hydraulique du site a été pris en compte dès le début du développement du projet, notamment grâce à la réalisation d’une étude hydraulique menée par le bureau d’études ayant élaboré les documents locaux spécifiques à ces enjeux.
Le projet a été conçu de manière à ne pas modifier les écoulements et à préserver le fonctionnement naturel du ruissellement sur le site. Par ailleurs, l’implantation de haies en périphérie contribue à ralentir les écoulements en surface, en jouant un rôle de frein hydraulique.
Quels sont les bénéfices des ombrières pour les cultures ?
Les ombrières agrivoltaïques n’apportent pas une ombre permanente aux cultures. Elles permettent au contraire d’adapter la quantité de lumière reçue au sol en fonction des conditions climatiques et des besoins des cultures. Leur fonctionnement repose sur des systèmes mobiles (trackers) qui suivent une trajectoire définie selon des objectifs agronomiques.
Deux modes principaux de pilotage peuvent être utilisés :
- le « tracking », qui maximise l’ombrage sur les cultures : En période de forte chaleur, ce pilotage permet de réduire le rayonnement solaire reçu par les cultures. A titre d’exemple, en mode « backtracking », la diminution de l’irradiation peut atteindre environ 18 à 20 % en moyenne sur la bande de culture, avec des réductions pouvant aller jusqu’à 40 % localement à proximité des structures.
- et l’ « antitracking », qui limite au contraire l’ombre et laisse passer davantage de lumière. En mode « antitracking », l’impact est très limité, avec environ 2 % de perte de lumière en moyenne, ce qui permet de laisser passer l’essentiel du rayonnement.
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Cette modulation de la lumière contribue à limiter l’échauffement des sols et à réduire l’évaporation de l’eau, ce qui améliore la disponibilité en eau pour les cultures. Les ombrières créent ainsi un microclimat plus favorable, avec des températures pouvant être réduites de 2 à 4°C dans l’air et de 1 à 6°C au niveau du sol en période chaude (juin-juillet).
En période de sécheresse, ces effets peuvent contribuer à limiter le stress hydrique et à améliorer les conditions de développement des cultures, tout en permettant aux ombrières de s’effacer lorsque l’apport de lumière est nécessaire.
Existe-t-il des risques d’éblouissement ou de réflexion ?
Contrairement aux idées reçues, un panneau solaire est conçu pour capter la lumière, pas pour la renvoyer. En effet, l’objectif d’un panneau photovoltaïque est de transformer un maximum de rayons solaires en électricité. Chaque rayon qui rebondit représente une perte d’énergie. C’est pourquoi les fabricants utilisent des traitements de surface anti-reflets (ARC – Anti-reflecting coating). Ces technologies permettent de rendre le panneau le plus « noir » possible pour piéger la lumière.
Pour mieux visualiser l’impact, il est utile de comparer le taux de réflexion (la quantité de lumière renvoyée) des panneaux avec d’autres surfaces vitrées : une fenêtre double vitrage classique a un taux de réflexion moyen entre 8% et 10% tandis qu’un panneau solaire avec traitement anti-reflet (ARC) a un taux de réflexion moyen compris entre 2% et 5%.
Autrement dit, un panneau solaire réfléchit deux fois moins de lumière qu’une fenêtre de maison standard. De ce fait, si le voisinage n’est pas ébloui par les fenêtres des habitations alentours, il ne le sera pas davantage par l’installation agrivoltaïque.
Quel est l’impact du nettoyage des panneaux sur la consommation d’eau ?
Le nettoyage des panneaux photovoltaïques est assuré majoritairement par les précipitations naturelles. Les interventions complémentaires, peu fréquentes (de 0 à 2 fois par an), sont déclenchées sur la base du suivi des performances de production électrique et en cohérence avec le calendrier cultural de l’exploitant agricole.
Les opérations de nettoyage peuvent être réalisées à sec ou à l’eau. En cas de recours à l’eau, il est privilégié l’utilisation de ressources non potables, telles que des eaux usées traitées issues de stations d’épuration urbaines ou industrielles, sous réserve de leur compatibilité avec l’usage envisagé et dans le respect de la réglementation en vigueur.
Quel est l’impact sur la santé ?
La principale inquiétude en ce qui concerne les impacts d’un parc photovoltaïque sur la santé relève des effets des ondes électromagnétiques.
En matière de champs électromagnétiques, la législation impose des seuils à ne pas dépasser pour limiter l’impact sanitaire d’une installation industrielle en général.
Dans le cas spécifique d’une centrale agrivoltaïque, les composants générant des champs électromagnétiques sont i/ les panneaux, ii/ les onduleurs et transformateurs, et iii/ les câbles. Sur ces composants, les rayonnements électromagnétiques sont très faibles et largement inférieurs aux seuils légaux. En comparaison, ces rayonnements sont identiques à ceux générés par les équipements électriques domestiques (lave-linge, four à micro-ondes, etc.) utilisés dans la vie courante.
À une dizaine de mètres des équipements photovoltaïques, le rayonnement électromagnétique est identique au rayonnement naturel que l’on retrouve en tout point de la Terre.
L’installation agrivoltaïque est-elle bruyante ?
Les panneaux solaires eux-mêmes ne font strictement aucun bruit : ils reçoivent la lumière et produisent de l’énergie de manière totalement immobile et silencieuse.
Les onduleurs émettent, quant à eux, un léger bourdonnement en journée uniquement. En effet, le rôle des onduleurs est de convertir le courant continu produit par les panneaux en courant alternatif. La nuit, les panneaux ne produisent pas d’électricité. De ce fait, les onduleurs ne fonctionnent pas et n’émettent pas de bruit.
Même à pleine intensité, le niveau sonore d’un onduleur est inférieur à 30 dB (soit en dessous du bruit d’une campagne la nuit sans activité humaine) à une distance de 20 m. À ce niveau, le bruit est considéré comme inaudible pour l’oreille humaine.
Dans le cas du projet d’Étavigny, les onduleurs sont situés à 50 m de la clôture à l’est et à environ 700 m de la première habitation. De ce fait, les perturbations sonores pour la population sont inexistantes.
Les postes de transformation répondent aux normes NFC 13100 – 13200, également suivies par Enedis pour l’implantation de postes électriques (HTA/BT).
Que se passe t-il à la fin de l'exploitation des ombrières ?
- Une garantie légale de 10 000 € par MWc, obligatoirement consignée auprès de la Caisse des Dépôts conformément à la loi APER du 10 mars 2023. Ces fonds sont bloqués pendant toute la durée du projet et ne peuvent être débloqués qu’avec l’accord du Préfet, une fois le démantèlement effectif constaté. En cas de défaillance d’Électricité d’Azur, c’est l’État qui mobilise ces fonds pour financer les travaux.
- Une Garantie Bancaire à Première Demande complémentaire est mise à disposition de l’exploitant agricole par Électricité d’Azur, pour renforcer encore davantage la sécurisation de la fin de vie du projet.
A propos du recyclage des modules photovoltaïques en France
Depuis la directive européenne 2012/19/UE, transposée en droit français par le décret n°2014-928, les panneaux photovoltaïques sont considérés comme des Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques (DEEE).
Conformément aux articles R.543-195 et R.543-196 du Code de l’environnement :
- Les producteurs sont responsables du retraitement des panneaux mis sur le marché après le 13 août 2005, ou plus anciens s’ils sont remplacés.
- Cette obligation peut être remplie soit par l’adhésion à un éco-organisme agréé, soit via un système individuel validé par une attestation réglementaire
Soren est l’éco-organisme agréé par les pouvoirs publics pour la collecte et le traitement des panneaux photovoltaïques en France. Ses missions s’articulent autour de six champs d’activités :
- La conformité au cadre réglementaire des acteurs du marché photovoltaïque,
- La collecte des panneaux usagés,
- Le recyclage des panneaux,
- Le réemploi et la réutilisation des panneaux,
- La coordination de la filière photovoltaïque et de la circularité à travers des projets en R&D, innovation et éco-conception,
- L’information et l’éducation des professionnels du photovoltaïque.
Soren densifie d’année en année son réseau de collecte et garantit une filière de reprise des panneaux photovoltaïques usagés respectueuse des critères environnementaux et techniques les plus exigeants.
Après la collecte des panneaux, Soren traite les panneaux arrivés dans son réseau avec une priorité pour le réemploi. Si les panneaux sont en fin de vie, des opérations de recyclage sont mises en œuvre avec un taux moyen de valorisation d’un module photovoltaïque de 94 %.
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Marie Sigala
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